‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 120 sur 174 · Bismarck, Mémoires, I · texte numérisé non relu

Bismarck, Mémoires, I

ticipait à la fondation d'organes conservateurs, comme la Neiie Preussische Zeitung, plus tard Gazette de la Croix, la Neue Preussische Sonntagshlatt, auxquels il collaborait activement*. « Les Berlinois ont libéré les Polonais avec leur sang, écrivait-il le 20 avril... En remercîment, ceux-ci se sont mis à la tète de bandes qui pillent et assassinent comme des barbares. Ainsi l'enthousiasme allemand a une fois de plus tiré les marrons du feu. Je l'aurais compris naturel si le premier essor de l'unité et de la force allemande avait été d'arracher l'Alsace à la France et de planter sur le dôme de Strasbourg le drapeau allemand. Mais c'est plus que de la débonnaireté allemande, c'est nous comporter comme de chevaleresques héros de roman que de supporter qu'on enlève aux États allemands le meilleur de ce que les armes allemandes ont conquis dans la province de Posen dans le cours des siècles \)) Devenu intime à la cour de Potsdam, il s'unissait h la camarilla pour conseiller au roi de commencer avec hardiesse et vio^ueur « la lutte contre les empiétements de l'assemblée ». Frédéric-Guillaume IV était sensible aux amitiés et il ne pouvait écarter ceux qui s'attachaient si passionnément à ses propres intérêts. Ce petit

t. Hesekicl, Flirst Bismarck, p. 109.

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