‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 121 sur 174 · Blum, Fiïrsl Bismarck,!, p. i · texte numérisé non relu

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monde s'agitait', provoquait l'envoi de délégations au roi, organisait des associations, cherchait à combattre la Révolution par ses propres armes, le club et le journal. Il trouvait un aide puissant en la reine Elisabeth, très influentesur son mari, dévote, hautaine, rattachée à la cour d'Autriche par des liens d'étroite parenté^. Les diplomates étrangers, l'ambassadeur de Russie surtout avaient tout intérêt à protéger ce groupe de réaction pour combattre l'esprit de nouveauté et la formation d'une grande Allemagne.

A mesure que les événements se développaient, le roi se décourageait ; ses amis l'entouraient d'un cercle plus étroit et 'profitaient de chaque incident, en le grossissant, pour ouvrir ses yeux sur « l'abîme de honte où la Prusse risquait de s'effondrer ». Peu nombreux au début, le groupe s'accroissait, son influence devenait considérable. Elle s'étendait peu h peu de la Cour au pavs tout entier.

Une réaction certaine s'opérait lentement en) Prusse. Elleavait commencé dans les campagnes, qui n'avaient guère été touchées parle souffle des idéesnouvellesetétaient ramenées plus facilement au « vieux bon sens prussien ». Les paysans vivaient de la même existence que les nobles et

1. Voyez sur la vie à Potsdam penrlant le printemps et l'été de i848 : Gerlach, DenkwiirrUglxciten, I, p. i58 et suiv.

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