I. Blum, Die deuische Révolution, p
décidée « h ne pas souffrir de tendances réactionnaires » comme à entraver tout mouvement révolutionnaire. Elle était destinée à tout concilier, à tout calmer ; elle ne calma, ni ne concilia rien.
Les émeutes, peut-être un peu moins fréquentes à Berlin, ' devenaient graves en province : h Cologne, en fièvre tout le mois de septembre, une assemblée populaire très nombreuse réclamait l'établissement de la République, un tumulte éclata qui tourna à l'insurrection, des barricades s'élevèrent, on proclama l'état de siège, « la ville regorgeait de troupes" », et le général Kaiser appliquait les principes de Wrangel. A Breslau, les clubs se déclaraient en permanence, des troubles commençaient que le gouverneur militaire, général comte Brandenburg, coupait en intervenant avec une vigueur très caractérisée. A Francfort, au milieu de septembre, une terrible insurrection se soulevait, deux membres du Parlement étaient assassinés : le général d'Auerswald, frère des anciens ministres de Prusse, et le prince Lichnowsky, le brillant défenseur de l'aristocratie au Landtag de Berlin ; les troupes prussiennes de-
1. D'après Blum, loc. cit., p. 352, Berlin était soudain devenu calme ; calme 1res relatif, car le 26 septembre une bande essayait de forcer les portes de la prison et on commençait à faire une barricade dans la rue.