‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 127 sur 174 · I. Biedermann, Geschichte, loc. cil., p. 35o · texte numérisé non relu

I. Biedermann, Geschichte, loc. cil., p. 35o

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2IO LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l8/|8

l'assemblée marqua nettement l'esprit qu'elle voulait V mettre en écarfant tout principe de droit divin. Le préambule du projet débutait par ces mots : « Nous, Frédéric-Guillaume, par la grâce de Dieu, roi... » Une vive discussion s'engagea sur ces mots. « La grâce de Dieu était la raison sociale de l'absolutisme qui a fait banqueroute », s'écria M. Schultze. « Le 12 mars, le peuple a bien voulu laisser debout la royauté, depuis lors elle n'existe que par la volonté du peuple », ajouta M. Borchardt. « Le roi est un millionnième du peuple, comme le portefaix », conclut ^L Sebert. Et, à une forte majorité, l'assemblée supprima la formule'.

Les débats constitutionnels se prolongèrent pendant tout le mois, souvent violents, coupés d'incidents, notamment une irrégularité de scrutin qui entraîna la démission du président de l'Assemblée, Grabow, et son remplacement par von Unruli. k la fin d'octobre, les députés n'avaient voté que le préambule et quatre articles. Ils avaient sans cesse abandonné la constitution pour s'occuper « des événements du jour ».

Ces événements étaient graves et tristes. La situation, terrible à Vienne, était sérieuse à Berlin. Les troubles avaient recommencé dans la rue. Des conflits s'étaient produits entre la garde

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