‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 128 sur 174 · I. Par 217 voix contre i3o, séance du la octobre · texte numérisé non relu

I. Par 217 voix contre i3o, séance du la octobre

bourgeoise et les ouvriers. L'assemblée avait adopté une loi qui modifiait profondément l'organisation de la garde ' ; la populace avait manifesté sa désapprobation, promenant dans les rues le texte afTiché sur le dos d'un àne. Le 1 6 octobre, la garde dut intervenir pour empêcher des ouvriers de briser une machine ; les ouvriers s'insurgèrent, attaquèrent la garde à coups de pierres, celle-ci riposta à coups de feu ; une véritable bataille s'engagea, des barricades s'élevèrent; quand l'ordre se rétablit, on comptait sept morts et de nombreux blessés" .

A l'Assemblée, l'extrême-gauche s'agite; Berends réclame « la punition immédiate des gardes coupables, l'enterrement solennel des ouvriers aux frais de l'Etat, des pensions h leurs familles et aux blessés, un salaire de deux jours à tous les ouvriers qui ont pris part à l'émeute^ ». Et comme l'assemblée refuse de le suivre et se contente de nommer une commission d'enquête, la foule outrage les députés à leur sortie ; au général Brandt, on crie qu'il est « un gredin comme les autres ». A M. Rebfeld, on montre une corde en lui promettant de le pendre, « comme tous de la droite ».

Vienne était en révolution et « présentait une

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