‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 129 sur 174 · Proposition Berends, séance du 18 octobre · texte numérisé non relu

Proposition Berends, séance du 18 octobre

212 LA PRISSE Eï LA RÉVOLUTION DE l84<S

belle analogie avec le régime de la Terreur ' ». Le ministre delà gueire, Latour, était pendu par le peuple, l'empereur en fuite, la ville en insurrection ; pendant trois semaines, le parti républicain gouverna ; Tarmée devait l'emporter. Après trois jours de siège, Windischgriitz reprenait la capitale et la soumettait avec une brutale fermeté^. La démocratie de Berlin voulait faire cause commune avec celle de Vienne. A l'assemblée, Waldeck engageait le gouvernement à « employer au plus tôt tous les moyens et toutes les forces dont dispose l'Etat, pour protéger les libertés du peuple mises en péril en Vienne » ; et M. Elsner appuyait cette proposition par cet argument fort et juste : « Si la Camarilla triomphe à Vienne, nous la verrons dans quinze jours répéter le même jeu à Potsdam et à Berlin. » L'assemblée se contentait, à la demande de MINI. Rodbertus et de Berg, du centre gauche, de prier le pouvoir central de Francfort d'intervenir en faveur de l'assemblée constituante de Vienne^. Dans la rue, le désordre tourna à l'émeute : un congrès démocratique ^ qui se tenait

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