I. Gerlach, Denkwiirdigkeiten, t \, p
aSa LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848
plupart de nos autorités executives et administratives dans les provinces* ». La vieille administration prussienne retrouvait sa rigueur d'antan et recommençait à considérer « le peuple comme un élément dangereux qu'il faut mater^».
Le cabinet était divisé. Le comte Brandenburg pensait n'avoir reçu le pouvoir gouvernemental que pour congédier la Nntionahersammlung et pendant les deux années de son ministère, il désira reprendre un commandement militaire. Avec Manteuffel, il tenait à ménager le parti de réaction qui les avait portés au pouvoir, lleydt, Rintelen, au contraire, désiraient sincèrement l'adoption du régime parlementaire ; le ministre des affaires étrangères, Arnim, agissait seul et à l'insu de ses collègues.
Frédéric-Guillaume n'entendait nullement être bridé par ses ministres ; nul roi n'était moins fait pour le régime parlementaire que lui ; il n'avait pas compris le sens de la charte qu'il avait octroyée ; à son sens, un bon Parlement était celui qui obéissait au roi, qui est dépositaire de Dieu. Dès janvier, Brandenburg se plaignait que le souverain agissait à l'insu de son ministère^. Pour l'heure, il ne voyait de salut