Losiir et Fouquier, loc. cit., p. ï
236 h\ PRCSSE ET LA RÉVOLUTION DE iS/jS
ne savaient exactement ce qu'ils voulaient ni ce qu'ils faisaient.
Personne ne fut content. Au premier moment, on crut que le ministère aurait une majorité de dix-sept voix. Le parti progressiste (libéraux et radicaux réunis), qui espérait occuper les deux tiers de la Chambre, était plongé dans une profonde mélancolie^ Les réactionnaires trouvaient insuffisant leur succès. Gerlach « voyait l'avenir trouble et nuageux. Une partie de la Chambre est composée de révoltés et de traîtres ; le parti du juste milieu comprend des hommes comme Vincke qui le iSmars a donné le mauvais conseil de renvoyer le ministère, ScliAverin qui a commencé l'opposition factieuse lors de l'adresse, Grabow qui a frisé la trahison... Bismarck et ses partisans, peu nombreux, sont au côté opposé" ». Seul Bismarck montrait un robuste optimisme : « Nous n'avons pas encore vaincu, déclarait-il, mais nous avons attaqué, et c'est le principal ; la victoire doit encore venir, mais elle viendra \ » Il avait été élu, dans un cercle de la province de Brandebourg, député à la seconde Chambre ; il allait y être le leader du parti réactionnaire' et développer l'opinion qu'il avait