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Sur le rôle parlementaire de Bismarck, à cette époque

t'inise, quelques semaines auparavant, devant M. de Beust : « Quand j'ai un ennemi en mon pouvoir, je l'anéantis V »

Le aO février, Frédéric-Guillaume IV inaugura les travaux des Chambres. La gauche avait espéré que le ministère se retirerait satisfait d'avoir maté l'Assemblée de i848, rétabli l'ordre dans le pays et obtenu une majorité aux élections ; on pensait qu'un cabinet parlementaire se constituerait et l'on parlait déjii d'un ministère Camphausen". Il n'en fut rien. Ce gouvernement, créé pour le provisoire, devait durer deux ans, jusqu'à la mort de Brandenburg.

La séance d'ouverture eut lieu dans cette salle blanche du château, déjà témoin, en deux ans, de tant de faits historiques. Le roi légitima la dissolution de l'Assemblée nationale, loua fort la constitution qu'il avait donnée et constata avec satisfaction le rétablissement de « l'ordre et de la confiance ». Il promit aux députés de leur soumettre les questions de la revision constitutionnelle et de l'état de siège, des réformes administratives et sociales, les budgets de 1849 ®* i85o. Sans rien préciser, il se déclara favorable à « l'union plus intime des Etats allemands en

voyez Blum, Furst Bismarck und seine Zeit, t. I, p. i65 et suiv.

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