I. Beust, Mémoires, I, p
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sitions autrichiennes. Dans ces réticences, on reconnaissait Tinfluence de l'Autriche ; Schwarzenberg agissait directement sur les rois « pour tuer dans son germe l'œuvre constitutionnelle ' ». Les petits Etats, tout au contraire, se laissaient entraîner vers l'unité allemande. Leurs monarques, n'ayant pas grande situation, avaient moins il perdre que les quatre rois et pouvaient gagner en rendant l'Allemagne plus unie et plus forte ; dans les assemblées locales, la voix du peuple s'était élevée en faveur de l'union, et les princes devaient compter avec leurs sujets. Quelques-uns prenaient même avec hardiesse et générosité la direction du mouvement. Le duc de Saxe-Cobours- Gotha écrivait le i4 janvier h Frédéric-Guillaume IV (que le comité de constitution à Francfort venait de désigner comme empereur d'Allemagne), pour l'engager à accepter « cette haute vocation. C'est la seule façon pour l'Allemagne d'obtenir une plus étroite unité, d'assurer ses progrès politiques à l'extérieur et sa liberté à l'intérieur... Votre Majesté est destinée par la divine Providence à assurer à la patrie allemande un sort plus heureux. Elle n'hésitera pas à répondre à cet appel. J'exprime un vœu qui est certainement partagé par la majorité des princes de l'Allemagne^ )). Cette opinion n'était pas isolée.