Biedermann, Geschichte, loc. cit., p
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adoptèrent une simple adresse rédigée par Simson : « L'invitation d'accepter l'élection sur les bases de la constitution impériale doit être regardée comme refusée par le roi, dès que sa Majesté déclare que la constitution votée par le Parlement n'a aucune existence juridique et ne pourra en avoir que par l'accord de tous les gouvernements allemands. » Le Président envova cette adresse au ministère d'Etat ; deux jours durant, la délégation attendit; le 5 avril, le ministère répondit qu'il envoyait aux divers gouvernements d'Allemagne une note contenant tout le programme prussien. Aucun espoir ne retenait plus les députés à Berlin : ils reprirent avec mélancolie la route de Francfort.
Le soir même de l'audience royale, la délégation avait été reçue par le prince de Prusse, et avec beaucoup de sympathie, Guillaume ne pouvait qu'approuver la formule de son frère : (( Rien sans les princes. » — « Vous pouvez croii'e, disait-il, que moi, militaire, je ne crains pas la guerre; mais voulez-vous nous encourager à envahir la Bavière avec 80000 hommes, pour forcer le roi à donner son adhésion? » Cette approbation donnée, il essaya de dissiperla mauvaise impression des députés et affirma la haute importance de l'œuvre de Francfort, le vif désir du roi de l'achever. La princesse de Prusse donna libre expression à ses opinions unitaires