LE REFIS DE LA COIRONNE IMPERL\LE
et s'entretint avec chacun des députés pour les encourager dans leur mission « si bonne, si grande, si nécessaire ». Le couple princier ne réussit qu'à s'attirer l'attachement personnel des députés et leur regret qu'il eût « la bonne volonté mais nt)n le pouvoir' ».
((Je ne suis pas un Frédéric II », avait déclaré le roi; il venait d'en donner une preuve parlaite. Frédéric II n'eût pas hésité ii profiter des embarras d'autrui. En Hongrie, la victoire de Windischgriitz a Kapornat avait été suivie de défaites, une série de combats autour de Hatvan et de Jaszeg forçaient les Autrichiens à se replier sous les murs de Pesth i'''"au 7 avril;' ; un corps russe en Transylvanie était repoussé par le général hongrois Bem ; bientôt la capitale allait être reprise par les Magvars; pendant de longs mois encore, l'Autriche allait s'absorber dans cette lutteintérieure. En Allemagne, son influence était donc paralvsée ; elle ne pouvait que protester et temporiser ; incapable de dominer chez elle sans le secours de l'étranger, elle ne pouvait appuyer ses déclarations sur la question