‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 158 sur 174 · Biedermann, Me'tn Leben, t. I, p · texte numérisé non relu

Biedermann, Me'tn Leben, t. I, p

2. Général Klapka. La guerre de l'Indépendance en Hongrie^ dans la Revue La libre Recherche, 1860.

allemande, du déploiement d'un seul bataillon. En Saxe, en Palatinat, dans le grand duché de Baden se préparaient de formidables insurrections que seules les troupes prussiennes pourraient réduire ; les quatre rois avaient beau regarder vers Vienne, ils savaientque de là ne leur viendrait aucun secours ; ils devaient se tourner vers Berlin, solliciter humblement un appui militaire, et cet appui leur était si nécessaire qu'ils l'auraient payé à tout prix.

La guerre avec le Danemark, qui venait de reprendre, mettait, sans péril, le roi de Prusse à la tête des patriotes allemands.

La situation intérieure du royaume n'était pas moins heureuse. Le gouvernement avait depuis trois mois rétabli les principes d'autorité et d'obéissance à la baguette; le pays ne s'était pas regimbé; l'ordre n'était plus troublé. L'octroi de la charte, coup de maître, avait donné satisfaction aux libéraux ; dans les chambres, les éléments hostiles seraient devenus fidèles jusqu'à l'enthousiasme si le souverain avait pris la direction du mouvement allemand. L'heure était bonne pour la maison de Prusse.

Frédéric-Guillaume fut arrêté par une série de scrupules; quelques-uns étaient fort respectables en morale; ils n'ont jamais entravé les vrais hommes d'Etat.

Scrupules historiques et religieux: Frédéric-

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