LE REFLS DE LA COURONNE IMPÉRIALE
gouvernements à accepter sans retard la constitution, et, hardiesse ironi([ue, convo(juait pour le mois d'août le Reichstag de l'empire allemand. Mais, après les conservateurs, les libéraux disparaissaient à la suite de séances tumultueuses où leur influence s'était perdue. Seul le parti radical demeurait : io5 députés transportaient le Parlement à Stuttgart, dictaient des ordres aux rois et prétendaient régner sur TAllemagne entière ; le i8 juin, ils trouvaient h leur porte un piquet de soldats.
Ainsi finit par un lamentable échec, treize mois après ses débuts, un des plus nobles efforts de la nation allemande.
Frédéric-Guillaume IV avait été de bonne foi lorsqu'il annonçait h la délégation de Francfort son intention de réaliser un accord entre les gouvernements sur la question allemande '. Le 3 avril, quelques heures après la réception des députés, il envoyait aux cours une circulaire où il se déclarait « prêt à se charger de la direction provisoire des affaires de l'Allemagne » pour remplacer l'archiduc Jean démissionnaire ; il adressait donc aux orouvernements « une invitation pressante de déléguer à Francfortdes plénipotentiaires spéciaux » afin de délibérer sur la formation de l'Etat fédéré allemand. A cette