‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 161 sur 174 · I. Kaufmann, PoUlische Gescfùchte Deulschlands, p · texte numérisé non relu

I. Kaufmann, PoUlische Gescfùchte Deulschlands, p

284 LA PRUSSE KT LA UÉVOLUTION DI^ l8/|8

note, Schwarzenberg répondait dès le 5 avril en termes fulminants : « L'Assemblée nationale de Francfort n'existe pas pour TAutrlche », tel était sa thèse'. Il donnait ordre à l'archiduc Jean de conserver ses fonctions temporaires : ainsi sa place n'était pas vacante, la Prusse ne pouvait l'occuper. I>a cour de Berlin restreignit ses ambitions ; sur le conseil de Camphausen, appelé de Francfoi^t, elle sollicita seulement des ffouvernements leur adhésion à la Confédération future et écarta toute discussion prématurée sur la constitution; tout était réservé; les termes du pacte fédéral dépendraient de l'étendue même du nouvel Etat.

L'adhésion des petits princes était certaine et elle ne manqua pas. Vingt-huit l^tats, Bade et la liesse électorale en tète, se déclaraient prêts à adopter la constitution de Francfoit, exprimant le désir qu'on modifiât le moins possible le texte voté par les députés ; ils espéraient que (( les autres gouvernements, animés du même esprit patriotique, se laisseraient entraîner à l'Union et qu'il ne serait pas nécessaire de conclure d'autre accord que la constitution ».

Mais ces autres gouvernements n'avaient nullement l'intention de se laisser entraîner. Les quatre rois conservaient un silence prudent et

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