I. Blum, Die dciitsche Révolution i8^S, \i
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leur conduite dans leurs nfTaires intérieures manifestait leurs tendances à l'extérieur. En Hanovre, le gouvernement dissolvait les chambres coupables de pactiser avec TAssemblée de Francfort. En Saxe, où les électeurs venaient d'élire une chambre libérale et unioniste, — jNI. de Beust l'appelle un Landtag de déraison ', — le roi constituait un ministère « d'affaires m, qui n'était autre chose qu'un cabinet de réaction. En Bavière, le gouvernement s'inféodait toujours plus à la politique autrichienne et songeait à dissoudre la seconde Chambre. En Wurtemberg, au contraire, peuple, armée, ministère pressaient sur le roi qui finissait, mais tardivement, par reconnaître la constitution impériale. Sauf ce mince appui, la Prusse était isolée et ses perplexités se reflétaient dans une nouvelle note, le 17 avril : « Le roi veut attendre encore un court temps, avant de prendre une décision définitive, à cause du manque d'adhésion des grands l*ltats à la situation que lui offre l'Assemblée de Francfort. »
A Berlin, la politique intéiieure était tendue, nerveuse. A deux reprises, la seconde Chambre mettait le ministère en minorité, sur la question allemande et sur l'état de siège dans la capitale. J^e gouvernement se décidait à la dissoudre.