‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 18 sur 174 · I. Ranke, loc. cit., p · texte numérisé non relu

I. Ranke, loc. cit., p

LES DÉBUTS DK FKÉDÉRlC-GtlLLAL ME IV 3'j

table Prussien qui ne sache pas (jue des Etats généraux du royaume, c est-à-dire ce qu'on entend par système représentatif, ne conviennent pas au pays. La Prusse ne pourrait pas supporter un système pareil ; aussi non seulement je n'ai pas l'intention de l'établir, mais encore je le condamne formellement et j'agirai en conséquence \ » Metternich n'était rassuré qu'à demi et écrivait avec mélancolie : « Le grand mal de la Prusse, c'est que le roi, tout en voulant le bien, est excentrique, et que la dissolution de la vieille machine politique prussienne est un fait accompli. La nouvelle machine est encore à créer ; or, dans des situations pareilles, nul ne peut répondre du lendemain'-. »

Dès cette époque, Frédéric-Guillaume IV avait un plan de représentation populaire qu'il définissait à Metternich comme le plénum des corps d'Etats provinciaux ; il s'en ouvrait clairement à ses conseillers et comme le ministre de l'intérieur, comte Arnim-Boïtzenburg, ne voulait s'y conformer qu'avec des modifications profondes, il le remplaça par Bodelschwingh, ministre des finances.

Nul n'était plus digne de ces fonctions : pendant trois ans, M. de Bodelschwingh allait gouverner la Prusse avec intelligence ; dans toute

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