‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 24 sur 174 · H. Blum, Fiirst Bismarck und seine Zeit, I, p. io · texte numérisé non relu

H. Blum, Fiirst Bismarck und seine Zeit, I, p. io

3. Henri Simon, Annehmen oder Ablehnen ? Die Verfassung vnn Febrwtr 1847 beleuclUel voni Standpunkle des beslehenden lîeehts (Leipzig, 1847)-

LE LANDTAG L M i)E iH/j" 5l

droit constitutionnel; rapprochant le texte des ordonnances tant des données de la théorie que des promesses faites par les deux rois et consacrées par des textes, d concluait en engageant les diètes provinciales à ne pas répondre à la convocation du roi.

Parmi les libéraux, plusieurs critiquaient avec vivacité les réformes de Frédéric-Guillaume IV ; un esprit sage et modéré, M. de Bulow-Cummerow', exposait en détail la situation de la Prusse et analysait avec soin les ordonnances du 3 février. Il relevait l'absence de périodicité, la permanence des impôts indirects, le défaut de contrôle du budget, les entraves au droit de pétition ; il tenait le comité permanent pour contraire au fonctionnement régulier du Landtag uni et conseillait aux députés de se refuser à l'élire, car ils se condamneraient par là même au suicide. Gervinus' adressait aux membres du Landtag uni de pressantes exhortations, pour qu'ils s'eirorcent d'obtenir les droits qu'on leur déniait, et par l;( même d'exercer une influence libérale et constitutionnelle sur l'Allemaorne en-

tière ".

1. Bulow-Cummerow, Preussen in Jaiiuar 1847 """^ ^'^^ Patent von 3 Febniar 1847.

2. Geryinas, Die preussisclie Verfassung und das Patent von 3 Februar 18^7 (Mannheim, 1847)- Dans une lettre à Schôn, il résumait ainsi cet ouvrage : « Je prépare une brochure que je veux publier le 1 1 avril. J'y ferai ressortir l'essentiel des nou-

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Pourtant la plupart des libéraux acceptaient avec joie les institutions du 3 février comme un premier pas dans une voie nouvelle. Gervinus, qui fondait la Deutsche Zeitung, se plaignait à Schôn que la plupart de ses futurs rédacteurs se retiraient, sachant les attaques qu'il allait diriger contre la patente \ Plusieurs brochures paraissaient en réplique à Touvrage de Simon', exprimant le ferme espoir que l'initiative du roi serait suivie de nouvelles réformes, et le désir qu'on ne le rebute pas par des critiques hâtives ; la seule création du Landtag uni était une acquisition précieuse, car elle faisait entrer la Prusse parmi les états constitutionnels, pacifiquement, sans révolution; le reste viendrait progressivement.

Ces fluctuations se reflétaient dans l'opinioa des provinces^. Dans le Brandebourg, un sentiment d'inquiétude dominait. Dans la province

velles institutions, leur caractère arbitraire, illégal et je montrerai quel recul l'organisation des nouveaux LanJslânde constitue sur les idées de Stein et de Hardenberg. ^^ Aus den Papieren des Ministers Th. mn Schôn. Anhang zum ersten Theil, zweiter Band, p. 298.

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