‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 26 sur 174 · I.K LAM)TA(; IM VE iS/j" fiQ · texte numérisé non relu

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Ainsi la commission proclamait les droits du Landtag, constatait leur mépris par la patente et réclamait leur leconnaissance.

Le i5 avril, la séance des deux curies réunies débuta par un long discours du commissaire royal, ^L de Bodelschwingh ; très habilement, avec une réelle éloquence do dehater anglais, faite de clarté et de simplicité, le ministre s'efforça de démontrer que la patente de février avait rempli toutes les promesses des lois précédentes ; celles-ci avaient entendu laisser au efouvernement la faculté d organiser la représentation future sans le liera aucune forme spéciale; la patente et les ordonnances du 3 février s'y étaient strictement conformées et « aucune loi existante n'avait été violée ». M. Beckerath répliqua en développant les arguments du projet d'adresse et aj)rès un discours du prince Lichnowsky, curieuse figure de la vieille aristocratie, ami des aventures, carliste malheureux sous les ordres de don Sébastien, qui parla dans le sens du respect de la patente, le comte d'Arnim proposa un amendement. M. d'Arnim était le ministre de l'intérieur (|ui avait précédé M. de Bodelschwingh aux affaires et qui en était parti par suite d'un dissentiment avec le roi sur ses idées constitutionnelles. Esprit clair et précis, c'était plus un fonctionnaire qu'un orateur ; conservateur modéré, il devait parler souvent au

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Landtag, être écouté toujours, persuader rarement. Son amendement écartait « la réserve des droits des États » et se bornait « à exprimer le vœu que le législateur continuât son œuvre et fortifiât l'union entre le peuple et le souverain ' ».

Cet amendement était presque admis, lorsqu'un effort des libéraux parvint à l'écarter ; M. Ilansemann, député d'Aix-la-Chapelle, pratique, plein de bon sens et d expérience, réclama l'impression de l'amendement et rajournement au lendemain; M. Mevissen, un des fondateurs de la RheiniscJie Zeitiuig, vint proclamer « comme un devoir sacré de faire une réserve solennelle des droits légitimes du peuple, avant de commencer nos travaux ». Sur leur demande, les débats furent renvoyés au lendemain.

Le i6 avril, Hansemann, Milde, autre député libéral de la Silésie, vinrent ébranler les partisans de l'amendement Arnim. « Le projet d'adresse de la Commission dit que nous avons des droits, déclara Hansemann, l'amendement le révoque en doute. Voilà la véritable différence. Le projet dit que nous sommes l'assemblée des Etats généraux et par conséquent les droits antérieurs nous sont transmis. 11 s'agit de savoir si vous êtes animés du sentiment vivace du droit, ou si vous ne voulez vivre que de confiance, de

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