‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 27 sur 174 · I. Discours (rAriiiin à rapjnii de son amendement · texte numérisé non relu

I. Discours (rAriiiin à rapjnii de son amendement

LE LANDTAG UNI DE l847 ^I

faveur, .raime et j'estime mon roi, mais comme homme libre ; je l'avoue franchement. »

Sentant h> majorité prête à tourner, le prince de Prusse intervint en personne clans le débat : « On a dit, déclara-t-il, que les ordonnances du 3 février avaient été les résultats de la défiance des conseillers du roi (envers les Etats). Par ma naissance, je suis le premier sujet du roi, et, par sa confiance, son premier conseiller. Comme tel, je donne ici l'assurance solennelle en mon nom et au nom des autres conseillers, qu'aucune défiance ne s'est emparée de tious lorsque nous avons délibéré sur les ordonnances. Mais nous avons voulu que les ordonnances fussent rendues dans l'intérêt de la patrie et que les libertés et les droits des Etats ne tournassent jamais au détriment des droits et prérogatives de la couronne. Voilà le principe d'après lequel j'ai pris part à cette œuvre, et, je le déclare ouvertement, il est regrettable que la confiance dans le gouvernement, qui existait précédemment, n'existe plus au même degré. » Le ton de son discours était dictatorial*; on sentait nettement l'influence de l'armée et du parti militaire.

L'assemblée hésitait ; un député de la province de Prusse, bien connu par ses revendications libérales au Landtag de Ktenigsberg,

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