I. Treitschkc, V, p
Alfred d Auerswiilcl ', vint tout concilier en proposant un amendement qui adoptait en partie les idées de la commission, en partie celles d'Arnim ; il conservait du projet de la commission l'expression que les droits attribués par les lois antérieures à la représentation nationale étaient à jamais acquis au Landtag et que celui-ci avait le droit de les défendre ; mais il admettait avec Arnim, que ces droits devaient être, non revendiqués comme une propriété de l'assemblée, mais demandés au monarque par voie de pétition. Au fond il y avait contradiction entre les deux partis du nouvel amendement : l'assemblée devait défendre ses droits, les déclarer acquis dès maintenant, puis prier le roi de vouloir bien les accorder par acte gracieux ■. Mais le Landtag ne s'y arrêta point et le caractère conciliant et imprécis du nouvel amendement était de nature à le séduire. Par 3o3 voix contre 290, l'amendement d'Arnim fut rejeté et l'assemblée vota le projet d'Auerswald par 484 voix contre 107. Le comte d'Arnim lui-même se rallia à ce dernier amendement ; la minorité ne comptait qu'une vingtaine de réactionnaires avancés et des libéraux qui s'obstinaient au projet de la commission.
I. R. von Bardeleben, Allyemeine deutsche Biographie, \° Auerswald.