‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 39 sur 174 · Treitschke, V, p · texte numérisé non relu

Treitschke, V, p

■yS LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848

de ses actes aux gouvernés par des proclamations ou par des dispositions ministérielles. Dans tous les cas, il est important que le gouvernement puisse être amené, par des interpellations, à donner aux Etats des explications qui augmenteront l'influence morale de l'administration*, n M. de Bodelschwingh déclara qu'il ne répondrait que sur les matières de l'ordre du jour; le parti libéral comprit qu'il avait le droit d'y introduire toutes questions par voie de pétition et M. de Bodelschwingh lui reconnut ce droit en déclarant que « pour attaquer le gouvernement, il faut faire une pétition et me la communiquer' ».

L'activité législative s'exerça par voie de pétition d'une façon brillante, mais peu féconde à cause de l'opposition de la curie des seigneurs et du gouvernement. De son côté, la couronne présenta au Landtag uni plusieurs projets de lois, et, si les débats furent aussi éloquents, ils ne furent guère plus productifs. Notons d'abord un projet de loi sur l'exclusion de la diète « des personnes ne jouissant pas d'une bonne réputation »^. Ses

Page 1