I. Metlernicli, Mémoires, ^ H, p
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impôts, loi sur les Juifs), et promettait la promulgation des propositions adoptées (exclusion des indignes de la diète, caisse de secours des provinces) ; il résumait les pétitions votées à la majorité légale* et promettait de s'y conformer ou même constatait la publication d'ordonnances conformes.
Le 26 juin, au matin, les deux curies étaient réunies dans la salle blanche du château pour entendre le discours de clôture. Le roi n'y parut point. M. de Bodelschwingh constata avec mélancolie que « les résultats du Landtag uni avaient été moins fructueux pour le pays qu'ils auraient pu l'être... Cette heure de séparation est assombrie par ce fait qu'un petit nombre des membres de l'assemblée ont refusé leur concours à ce dernier acte de ses travaux et se sont soustraits à un devoir dont l'accomplissement est enconnexité essentielle avec l'exercice de ses droits représentatifs. Le gouvernement saura maintenir le respect dû aux lois. » Mais il voulait terminer par des paroles de confiance envers la Providence, d'espoir qu' « une bonne semence est tombée ici dans un terrain fertile », et d'union desEtats et des provinces « dans l'amourprofond
I. Pétitions sur la publicité des séances des Conseils municipaux, la suppression des droits à payer pour les permis de sôjour, le règlement du Landtag, les églises militaires, l'extension de la procédure orale et jmblique.
LE LANDTAG L.M DE iS^y g3
pour la patrie, notre noble roi et sa maison ». Le soir même, les députés libéraux se réunissaient en un banquet, puis tous reprenaient le chemin de leurs provinces.
Un mois plus tard, le 2/1 juillet paraissait un lecès qui promulguait plusieurs des projets soumis à la Diète': la loi sur les personnes indignes n'avait été que peu modifiée par les députés. Celle sur les Juifs, au contraire, avait été profondément revisée, le monarque avait hésité à la publier ; il la promulgua, néanmoins, telle que l'avait revue la Diète, sauf la disposition relative aux mariages entre Israélites et chrétiens ; cette loi marquait un progrès sensible sur l'ancienne législation ; les Israélites étaient désormais admis h presque toutes les fonctions sociales. Le recès du 24 juillet consacrait, enfin, plusieurs des mesures réclamées par des pétitions ; les plus importantes étaient relatives h la publicité des séances des conseils communaux etdesprocès devant les tribunaux.