‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 60 sur 174 · I. Blum, Die deulsche Révolution 18^8-9, p. i · texte numérisé non relu

I. Blum, Die deulsche Révolution 18^8-9, p. i

•2. Jean Jacoby, néen i8o5 à Kœnigsberg, médecin d abord, écrivain politique ensuile, s'était fait connaître par une série de brochures politiques qui l'avaient posé comme un des chefs du parti réformiste avancé. 11 jouera un grand rôle à l'assemblée nationale de Berlin en i848. \oy. l'article de Wipperinann, AUijcmeine deulsche Biographie, v° Jacoby.

LES PREMIERS TROUBLES

tent le poste eu fuite, toute la garnison est en mouvement. Un escailrou charge, les blessés sont nombreux. L'ordre ne se rétablit qu'à grand'peine.

Xeuchâtel, canton suisse, mais principauté prussienne, avait conservé la neutralité pendant la guerre de Sonderbund, malgré les appels du gouvernement helvétique. La Confédération l'avait frappé d'une contribution extraordinaire, et les radicaux y menaient une vive propagande en faveur des idées de progrès. A la nouvelle de la Révolution parisienne, un mouvement républi- ^ cain se développe, et bientôt éclate' ; les révolutionnaires veulent débarrasser ce canton d'un lien factice avec la Prusse : ils appellent à l'aide leurs amis des cantons voisins.

L'inquiétude était générale ; Metternich attendait (( un second 1793, des horreurs du genre le plus raffiné » '.

Les gouvernements prennent peur et plient. Le plus intéressé au maintien de l'ordre était le pouvoir central de Francfort, car un seul cri s'élevait dans l'Allemagne entière pour demander sa suppression. 11 avait sans cesse opposé un refus catégorique à tout projet de modification constitutionnelle. Trois jours d'agitation font plus pour

1. DeCircourl, Berlin nvant les barricades, dans la Revue de Paris, du i5 novembre 1896, p. 876.

Page 1