Mctternicli, Mémoires, VU, p
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le mettre en mouvement que trente uns de tranquillité. Dès le i*^"^ mars, la Diète adresse à la nation un appel suppliant : « L'accord unanime des gouvernements et des peuples est maintenant indispensable... Chacun peut agir dans son milieu pour l'ordre et l'union. » Puis, abandonnant tout son système d'oppression, elle implore <( la vieille fidélité et l'intelligence mûrie du peuple allemand' )>.
K Les jours qui suivent, la vieille Diète est comme prise de vertige : le 3 mars, elle autorise les gouvernements à supprimer la censure; le 8, elle décide la, revision du pacte fédéral « sur des bases vraiment nationales » ; le lo, elle déclare oflîcielles les couleurs noir-rouge-or, et adopte comme armoiries l'aigle d'or sur fond noir. Sur îe palais de Francfort flotte désormais l'étendard si longtemps prohibé, désormais symbole de FAUemagne régénérée. On dirait qu'en une lois la Diète voulait expier les nombreux péchés dont elle s'était rendue coupable pendant trente-trois ans envers le peuple allemand". /
Entraînés dans cette allure, le roi de Wurtemberg, le sénat de la ville libre de Francfort décrètent la liberté de la presse. Mais les peuples veulent agir à leur tour. Des avocats, des publi-
1. Rachfahl, Deulschland, Kôiiig Friedrich- Willielin I\' imd die berliner Màrzrevolulion, p. 78 et suiv.