Bicdermann, Geschichte, loc. cit., p. 3 16 à
LES PREMIEnS TROUBLES Il3
cistes, des professeurs accourent de tous les points de l'Allemagne pour délibérer à Heidelberg ; ils sont descendus de leurs chaires, sortis de leurs bibliothèques, transformés en hommes d'Ktat ' ; le 5 mars, ils rédigent un programme, esquisse de constitution allemande. Une commission de sept membres est chargée de préparer la formation d une assemblée nationale ; celle-ci ne se composera pas de simples délégations des divers Parlements, mais elle sera élue directement par le peuple. Une réunion de notables^ aura lieu à bref délai à Francfort pour déterminer la composition exacte de cette assemblée nationale.
Frédéric-Guillaume IV était ému; cette explosion spontanée du sentiment allemand, ces pétitions, ces vœux adressés de tous cotés pour lui demander de se mettre à la tète du mouvement national, agissaient profondément sur son âme plus portée à Témotion qu'à la volonté. Ses conseillers de réaction, le général de Gerlach et son frère, étaient quelque peu désorientés; le vieux général Boyen avait quitté depuis plusieurs mois la direction des affaires ; le jeune Otto de Bismarck-Schônhausen était absent.
Les partisans d'une grande Allemagne, Ra- v dowitz avant tous, pressaient le roi. Ils avaient-^