I. Rolhan, loc. cil., p
Matter. 8
Jun partisan convaincu en la personne du comte de DonhofT, délégué de la Prusse au pouvoir
•^central de Francfort. C'était sous son influence et en l'absence du représentant autrichien, que la Diète était entrée dans une politique d'action nationale. Homme de progrès, il agissait parfois sans attendre des ordres trop souvent confus, et s'efforçait d'entraîner la Cour prussienne par son initiative. Dans ses rapports à Berlin, il insistait d'une manière pressante sur la nécessité pour la Prusse de prendre la direction du mouvement militaire'. « La Prusse ne peut rester maîtresse du mouvement, écrivait-il, qu'en agissant dans un sens décidément populaire et libéral ; mais il n'y a pas de temps à perdre. » Il demandait a Frédéric-Guillaume de soumettre à la Diète, immédiatement et sans s'adresser à Vienne, un projet de refonte complète de la confédération germanique ; il serait encore préférable de convoquer à Berlin les princes allemands, que l'Autriche vienne ou non: « Cela rendrait possible un grand résultat. »
/ Dès le 28 février, le roi réunit à Berlin un conseil de gouvernement pour examiner les conséquences de la révolution parisienne sur les affaires allemandes ; on y décida que la Prusse n'avait aucune raison de prendre une attitude