‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 65 sur 174 · Plus tard, président du Parlement de Francfort · texte numérisé non relu

Plus tard, président du Parlement de Francfort

2. \oyez dans Biedermann, Gcschichte, p. 227 et suiv., rhistoire fort curieuse des pas et démarches des Gagern.

LES PREMIERS TROUBLES

les conférences de Dresde furent noyées dans les Révolutions de Berlin et de Vienne-; les plénipotentiaires du Sud arrivèrent à Berlin au milieu des journées de mars.

Frédéric-Guillaume IV ne se laissait pas absorber par ces négociations et cherchait à manifester une égale bonne volonté dans la question des réformes intérieures. Il y était vivement incité par le comte de Donholï" qui écrivait, de Franc- j fort, que la Prusse ne pouvait différer ii admettre le système constitutionnel ; proclamer immédiatement un régime parlementaire, c'était couper dans son germe toute agitation, parer aux excitations étrangères et donner à la monarchie prussienne une forte situation en Allemagne, capable de lui attirer la reconnaissance et la sympathie de tous les peuples confédérés. Bodel-schwingh parlait dans le même sens ; il était le conseiller le plus écouté du roi, et depuis le mois d'octobre il cherchait à le persuader de remplacer le ministère de fonctionnaires, d'administrateurs, tel qu'il existait, par un véritable cabinet parlementaire ; c'était le premier principe du système constitutionnel et il semblait y avoir gagné Frédéric-Guillaume. Le général de Gerlach, qui préférait « une armée à un Landtag' », n'osait s'adresser au souverain et courait chez le

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