I. A. Pfister, Das deutsche Vaterland,f
20 LA PRUSSE ET LA RÉVOLUTION DE l848
embarrassée clans ses questions d'étroit protocole, incapable de toute action.
Dans la guerre d'indépendance nationale, les Allemands avaient espéré obtenir quelque liberté politique. Ils donnaient leur sang et leur argent, ils comptaient recevoir le droit de prendre part à leur propre gouvernement. « 11 ne faut pas croire, écrivait Gorres en i8i/i, que l'on s'en tirera avec des traités à l'ordinaire et avec des mots; les peuples ont donné pour de bon et veulent recevoir leur récompense*. » Les petits souverains n'avaient pas voulu mécontenter leurs sujets outre mesure ; dans la plupart des Etats secondaires^, les princes avaient octroyé des constitutions assez libérales qui créaient des assemblées représentatives. Mais les Allemands d'Autriche et de Prusse n'avaient rien reçu; il ne leur suffisait pas de lire les discours prononcés à Munich et à Carlsruhe ; les débats parlementaires des Etats du Sud avaient attiré l'attention et le désir des libéraux de toute l'Allemagne, on voulait mieux et plus grand.
En Prusse, le peuple avait attendu avec patience. Les provinces de l'Est, où l'influence