CHAPITRE II
Historique des opinions émises sur les rapports de l’artério-sclérose cérébrale et de la paralysie générale.
Les rapports entre la paralysie générale et l’artério-sclérose cérébrale, entrevus par Brierre de Boismont (1) et par Marcé (2), semblent avoir été énoncés nettement, pour la première fois, en 1879, par Voisin (3). Cet auteur décrit, dans son Traité de la paralysie générale des aliénés, une forme de paralysie générale liée à l’athérome artériel. Il l'appelle paralysie générale sénile. Les troubles intellectuels et les phénomènes somatiques sont les mêmes que ceux de la paralysie générale classique (les derniers, cependant, un peu moins marqués que dans la maladie de Bayle). Mais cette opinion — qui est presque exactement celle que nous soutenons aujourd’hui — devait être vivement combattue par la suite et la conception de Voisin devait être singulièrement modifiée par ceux qui allaient la reprendre.
(4) BrierRe DE Boisuonr, dans une de ces fameuses séances de la Société de médecine où l'unité de la paralysie générale était si vivement discutée, répondit, le 20 mars 1846, à Baillarger, qui soutenait l'existence fréquente de la paralysie générale sans aliénation parmi ses malades de la Salpêtrière, que la paralysie des vieillards vus à la Salpêtrière doit ètre distinguée de cette paralysie souvent incomplète qui s'empare des malades à fleur d'âge.
(2) Marcé, Recherches cliniques et anatomo-pathologiques sur la démence sénile et sur les différences qui la séparent de la paralysie générale. Paris,
(8) A. Voisin, Traité dela paralysie générale des aliénés, Paris, 1879.
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