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Cullerre (1), notamment, en 1882, s'élève contre cette manière de voir: l’athérome artériel ne peut à lui seul constituer une forme de paralysie générale. Cela lui « semble contraire à la doctrine de l'unité de la paralysie générale ». Etrange argument ! Comme si la doctrine de l'unité de la paralysie générale, une vue de l'esprit, pouvait prévaloir contre la réalité des faits cliniques !... Il existe cependant pour lui «une forme mixte, lant par suile des lésions analomiques qui sont doubles que par suite des symptômes qui tiennent à la fois des deux maladies, loul en paraissant se rapprocher davantage de l’une ou de l'autre, suivant les cas ». Cullerre admet donc la possibilité pour la paralysie générale et l’athérome de coexister; mais chacun évolue pour son propre compte et il n'y à entre eux aucun rapport de cause à effet.
Celle opinion devait être fréquemment reprise par la suite. Nous n’y insisterons pas davantage. Au fond, elle n’est guère intéressante : il est évident que le cerveau, comme tous les aulres organes de l'économie, peut être le théâtre simultanément de deux processus pathologiques différents et absolument indépendants l’un de l’autre. Aussi bien, quand nous parlons des rapports de la méningo-encéphalite diffuse et de l’artério-sclérose cérébrale, entendons-nous par là non pas les simples rapports de concomilance, mais la faculté pour l’une de simuler l'autre, du moins de lui emprunter son aspect clinique,
în 1891, Klippel (2) ne craint pas de porter un coup au dogme, sacré pour Cullerre, de l'unité de la paralysie générale (3). Klippel, en effet, distingue trois groupes de paralysies générales :
(1) Curcerre, La démence paralylique dans ses rapports avec l’athérome artériel et le ramollissement jaune. Annales médico-psychologiques, 1882.
(2) Kupper, Caractères histologiques différentiels de la paralysie générale. Classification histologique des paralysies générales. Arch. de méd. expérim.,
(3) Et qui avait d’ailleurs subi, à d’autres points de vue, des assauts aussi violents que répétés,