‹ La PsittacoseChapitre 7 sur 18 · II. — MicROBES VARIÉS INCRIMINÉS · texte numérisé non relu

II. — MicROBES VARIÉS INCRIMINÉS

D'autres microbes ont été retrouvés, mais d’une façon inconstante.

a) Le streptocoque paraît avoir été le plus souvent en cause après le bacille de NoCARD. FINCKLER l’a découvert dans un grand nombre de cas lors de l’épidémie de Bonn en 1888 et particulièrement dans les lésions pulmonaires.

En 1909, le même auteur puis BACHEM et SELTER retrouvent ce même germe dans le liquide pleural chez un individu malade et chez deux perruches.

L'opinion de FINCKLER est faite: ce streptocoque joue un rôle très actif dans la psittacose. Mais il se trouve que sa vitalité est faible et sa culture se développe lentement. ELKELES démontre par la suite que le streptocoque découvert chez les perruches malades et inoculé à des perroquets sains, ne présente aucun pouvoir pathogène. Ce même auteur a découvert dans le foie et la rate d’un individu mort de psittacose, ainsi que chez un perroquet malade, Bacillus proteus, mais il n’attache pas d'importance à sa découverte,

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b) EIGLER, en 1930, fait sur 19 malades une étude sur l’étiologie de la psittacose. Il examine systématiquement le sang, l’urine et les fèces des malades, mais il n'obtient que des résultats discordants. Au contraire, dans l’expectoration des malades, l’auteur découvre des bâtonnets Gram négatif: de plus, il trouve ce même microbe dans le sang du cœur d’un malade mort de psittacose et le bec de quatre perroquets. C’est un microbe « hémoglobinophile » qui pousse de préférence sur plaques de gélose de sang, en colonies petites de 1,5 mm. de diamètre en 24 heures. L’aspect du germe varie avec le milieu employé: il a soit la forme de bâtonnets ou celle de cocobacilles.

EIGLER a fait à des perroquets des injections intramusculaires avec des cultures pures de ce microbe ; il a ainsi déterminé des infections mortelles. L’auteur pense que ce germe doit jouer un rôle important dans l’étiologie de la psittacose.

c) Bacillus fæcalis alcaligenes a été mis en cause à différentes reprises part THOMSON et HILLIER qui l'ont retrouvé dans les organes et les humeurs, soit des Psittacidés, soit des humains spontanément atteints.

d) Plusieurs auteurs, THOMSON, SANTILLAN, ELKE- LES et PACHECO auraient trouvé sur des perroquets malades ou morts une Salmonella analogue au Bacille de NOCARD, mais s’en différenciant par certains caractères biologiques.

e) Corpuscules élémentaires : LEVINTHAL a décrit dans les exsudats et certains organes infectés, des corpuscules élémentaires qui auraient une signification étiologique et représenteraient vraisemblablement une bactérie à la limite de la visibilité.

COLES retrouve ces formations et leur assure égale-

ment un rôle pathogène. À leur tour, RIVERS, BERRY et SPRUNT les mettent en évidence sans difficulté chez certains perroquets infectés, alors qu’il est impossible de les faire apparaître en d’autres cas.

Les corpuscules élémentaires se colorent facilement, mais ne prennent pas le Gram et ont l'apparence de très fins microorganismes de 0,2 « environ. Leur culture est impossible. Leur nature exacte et leur relation avec la psittacose ne sont pas encore mises au point.

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