Ribéry, la Phrénologie en Amérique, R. Philos. 4903, L
mêmes aperçus. « J’admets la doctrine de Gall, écrivait C.-W. Hufeland!, lorsqu’elle donne le cerveau pour organe à l'activité psychique et qu’elle distingue dans cet organe différentes organisations spécialement destinées aux diverses fonctions. Mais je nie que ces divers organes se manifestent toujours par des protubérances de la surface du cerveau et surtout que les protubérances du crâne dérivent uniquement de cette cause, de façon qu’on puisse en tirer une conclusion certaine sur la nature et les dispositions internes de l'intelligence. Il suit que cette doctrine, vraie en théorie, ne l’est encore nullement dans les faits constatés. En d’autres termes, l’organologie est vraie d’une manière générale; lorganoscopie est inexacte ».
Gall, d’ailleurs, légitime lui-même cette distinction en signalant dans la constitution de son système deux moments successifs, indépendants l’un de l’autre, et en faisant nettement la démarcation entre les principes sans lesquels toute physiologie du cerveau lui parait impossible, et les conditions
1. Bemerkungen über Gall's Gehirnorganentehre, 1805, d'après Soury, le Système Nerveux Central, p. 499.
particulières qu’impliquent nécessairement À
propres localisations. « La possibilité, dit-il*, d’ur
doctrine sur les fonctions morales et intellectuelle
du cerveau suppose : 1° que les qualités morale et les facultés intellectuelles sont innées ; 2° que
leur exercice ou leur manifestation dépendent de. l’organisation ; 3° que le cerveau est l'organe de Lo:
Î les re de tous les sentiments et de tout.
la tête ou du crâne RAT dans la pan des cas, la forme du cerveau, et suggérât des ns variés pour découvrir les qualités et les faculté Dre et le AiEE de Ie seine »: 00
1. Sur Les Fonctions du Cerveau et sur celles «de hace ses parlies, etc., 1, Avertissement, p. vi, 1822.
tés, la dépendance où elles sont de l’organisation el en particulier du cerveau, la pluralité des organes, tous principes sans lesquels aucune localisation cérébrale ne semble seulement concevable, pour légitimer le procédé dont use Gall dans la détermination des organes et de leur siège, 1l est besoin de trancher deux problèmes, à la solution desquels sa psycho-physiologie demeure, au contraire, indifférente. Pour que la craniologie et lorganologie de Gall ne soient pas de pures chimères, il faut, à la fois, que l’activité des organes soit proportionnelle à leur volume et que la surface extérieure du crâne soit révélatrice de la forme du cerveau. Faute de l’un ou de l’autre, tout le système se trouve réduit à néant,
Gall s'efforce donc de démontrer, d'abord, que l'importance physiologique des organes se révèle par la forme extérieure et la disposition relative des parties cérébrales. Plus les circonvolutions sont développées et font saillie à la surface du cerveau, plus les phénomènes mentaux dont elles sont le siège se manifestent avec énergie. Done l'activité des organes est bien, dans ces conditions,
proportionnelle à leur volume.
Mais Gall apporte à cette affirmation deux Cor.
rectifs qui, tout en respectant le principe de la pl ralité des organes, compromettent l'efficacité del
méthode qu’il préconise pour en déterminer le ù n
siège.
D'une part, il admet que les organes se le 5 uns sur les autres et que l’un d’entre eux peut êtr
ainsi porté, par contre-coup, à un degré d'activité que, de lui-même, il n'aurait jamais atteint : il est
des criminels, par exemple, chez lesquels l'organe de l'instinct carnassier ne présente pas un développement anormal ; c’est que, au moment du crime
os “HPRARRCES A AE sont intervenues,
! 1. Lettre du docteur F.-J. Gall à Joseph-François de Retzer, KO relativement à son prodrome sur les fonctions du cerveau chez les hommes et les animaux, Neuer deutsche Merkur de Wieland, décembre 1798, traduction Fossati, in J. de La Société Phrénologique de Paris, 1835, p. 127. Le prodrome ne ai jamais publié.
sn le dl, LATE 2 en