Loco citato, p
-1. Kncore n'est-il pas indispensable de le respecter. Le traite de 1822-^5 reproduit le texte entier de Toiivrage précédent, moins la partie anatomique, que Gall compte remanier et qu'il réduit, en conséquence, à l'indispensable (t. I, Avertissement, p. IV). Physiologie générale et craniologie se suffisent donc à elles-mêmes, et Gall sait d'avance que les modifications de ses thèses anatomiques, dont il envisage l'éventualité, ne seront pas de nature à les compromettre. C'est, manifestement, la mise en pratique des conceptions dont nous donnons présentement l'exposé.
La physiologie du cerveau a été constituée sans qu'il fût fait appel à une « donnée anatomiquc quelconque », et l'anatomie n'a fait que la confirmer \ C'est seulement après avoir déterminé les facultés et leurs sièges que Gall a présumé les lois de l'organisation du cerveau et qu'il a entrepris des « recherches anatomiques ratiomielles »". « Ainsi donc, nous sommes redevables de Tanatomie du cerveau à sa physiologie, et nullement de sa physiologie à son anatomie, comme quelques auteurs voudraient le soutenir » (III, 51).
C'est, d'ailleurs, la loi générale. La structure d'un organe ne dit rien de sa fonction. « L'expérience prouv e que l'on n'a })as pu découvrir, à l'aide de la seule anatomie, les fonctions des viscères les plus essentiels, tel que le cœur, par exemple » (III, 52) . Les découvertes physiologiques de Gall, opérées sans le secours de l'anatomie, auraient pu subsister pendant des siècles, sans qu'il fût possible de les faire concorder avec la structuie du cerveau.