De la Galle, op. cit., p
nastique incessante, qui contribue énormément au développement de la voix (1).
De l'âge d'un an à l'âge de trois ans, le développement de la voix paraît suivre plutôt le développement cérébral que l'organique général. 11 en est à peu près au même point pour les qualités sonores, et il reste ainsi jusqu'à l'âge de cinq ou six ans. C'est surtout à partir de quatre ou cinq ans que l'oreille se forme, et qu'elle apprend le plus facilement à reconnaître les sons (2). Le développement graduel de la voix et son exercice continuel ont beaucoup contribué à ce progrès. L'enfant d'un an peut utilement commencera entendre de la musique juste, simple, modérément expressive, surtout gaie en elle-même ou chantée gaiement : ce sont là des plaisirs propres à lui former Foreille. Mais sa 'véritable éducation musicale, celle dont il retirera les fruits les plus manifestes, ne commence presque jamais avant cinq ou six ans. Encore à cette époque, son meilleur modèle, pour lst musique vocale, ce ne sera pas l'homme adulte, qui chante une octave plus bas que lui : ce sera la voix douce et agréable d'une mère ou d'une nourrice, ou la voix d'un enfant plus âgé, déjà formé. Pour la musique, instrumentale, on sait ce qu'elle est, ce qu'elle peut être, et aussi ce qu'elle ne devrait pas être, à cet âge de virtuosité animale. Nous avons déjà dit, d'après Houzeau, que les premiers rudiments de musique instrumentale ne sont pas inconnus à certains animaux, et que leurs premiers essais dans ce genre se rattachent à l'exercice du tambour, c'està-dire au plaisir de frapper sur des objets sonores à l'aide de baguettes. Le tambour est, toujours selon Heuzeau, l'instrument universel, le symbole de l'art musical du sauvage, et peut-être est-il permis d'ajouter du quadrumane. A cet instrument de percussion barbare, le rejeton du bimane ei-