H. Spencer. Principes de psychologie, p
est indispensable à la production de la sensibilité visuelle. Au développement plus grand des pauscles, des centres nerveux, des centres moteurs, aux sensations plus distinctes, aux jugements plus étendus, correspondent, daps les centres moteurs, des adaptations de plus en plus spécia^ lisées. L'enfant de deux mois, qui distingue plusieurs objets hors de lui, et commence à posséder une vague idée des distances, ne pouvant étendre les mains vers les objets pour les saisir, ce qu'il fait déjà volontairement quand ils sont rapprochés, fléchit et penche son corps vers eux. A la même époque, il a une idée encore plus nette de l'étendue, ou plutôt de la localisation relativement aux diverses parties de son corps : il, ne s'égratigne plus que par intervalles. Avant la fin du troisième mois, il porte plus souvent qu'auparavant ses mains vers son visage, et les douleurs de la première dentition l'exciteront bientôt à porter sans cesse les doigts à la bouche. Ses mains s'occupent davantage et mieux : Ja flexion de la main sur le poignet s'exécute parfaitement ; les doigts ont des mouvements plus réguliers, plus variés ; on voit des efforts pour tendre les bras, mais encore assez rarement. L'enfant commence à ébaucher des mouvements des jambes et du thorax pour se tenir dans la station verticale, quand on le dresse sur ses pieds eu le soutenant ; il aime à grimper à force de bras et de genoux jusqu'au visage de sa nourrice, qui le fait avancer en le soutenant sur les pieds." En un mot, il a plus qu'auparavant conscience et possession de son activité, elle lui plaît davan-tage, et ce plaisir même l'excite à agir.
Dp quatrième au sixième ou septième mois, les progrès sont nombreux, mais cependant très lents, si on les compare aux progrès analogue qui se produisent chez quel-