Revue des Deux-Mondes, 15 avril 1858, p
Gall qui voulait qu'il existât une relation constante entre le développement du cervelet et l'appétit sexuel a été complètement réfutée par des faits d'observation clinique et de pathologie humaine. Selon Ferrier, les besoins organiques qui constituent la base de l'appétit sexuel se groupent autour d'une forme spéciale de sensation tactile, et celle-ci peut être supposée comme ayant son centre en rapports étroits avec la région de l'hippocampe. Mais il le suppose, et n'affirme rien. Il ajoute, se basant sur la puissance d'excitation sexuelle qui appartient à certaines odeurs, qu'une région étroitement unie aux centres de l'odorat et des sensations tactiles pourrait être considérée comme le siège probable des sensations qui constituent la base de l'appétit sexuel (1). Les centres de cette sensation sont, selon le même auteur, « probablement localisables dans les régions* qui unissent les lobes occipitaux à la région inféro-interne du lobe temporo-sphénoïdal. Comme les organes reproducteurs constituent chez la femme un élément si prépondérant dans leur constitution physique, ils doivent être représentés dans les hémisphères cérébraux par des centres proportionnellement plus considérables, fait qui s'accorde avec l'excitabilité émotionnelle plus grande de la femme et le développement relativement plus considérable des lobes postérieurs du cerveau (2). » Nous en sommes réduits à des hypothèses quant à la localisation de l'appétit en question. Il n'est donc pas nécessaire de chercher si le cerveau du petit enfant possède, à un degré quelconque de formation, les organes cérébraux d'appétition sexuelle. Mais nous devons remarquer que cet instinct n'est pas exclusivement caractérisé par la tendance reproductrice. Il l'est surtout par l'appétition des sensations qui ont pour but inconscient, ou, si l'on veut, pour résultat la multiplication de l'être, la conservation de l'espèce. Je laisse