‹ La psychologie de l'enfantChapitre 78 sur 109 · La thè3e de M. Le Paulmier date de · texte numérisé non relu

La thè3e de M. Le Paulmier date de

4. Voyez Annales médiço-psijchologiques, 1870, Iî, p. 260-2G9.

Depuis qu'elle est malade, son caractère a sensiblement changé : elle a complètement perdu la timidité naturelle à son âge : en présence de deux médecins qui lui sont inconnus et qui l'examinent, elle n'éprouve aucune crainte, aucune gêne. Si on lui fait une question, elle répond vivement sans aucune hésitation, mais répond à faux. » Et l'observateur rapporte tout au long une conversation qui témoigne du désordre complet des idées, chez une enfant 'd'ailleurs très intelligente et dont la maladie ne peut être confondue avec l'idiotie.

« L'exemple qui précède nous offre un cas de manie calme, tranquille. Cependant la petite fille en question éprouvait aussi des accès de manie furieuse, manifestés par un besoin perpétuel de mouvement, par des pleurs et par des cris, par des menaces de mort proférées contre ses parents. D'autres fois, l'agitation est le caractère permanent...

«Chez les enfants un peu plus avancés en âge, les cas de folie maniaque deviennent plus fréquents encore. Le D r Mord cite une enfant de cinq ans qui, à la suite d'une émotion de peur, tomba dans un état « de turbulence continuelle et d'exacerbation maniaque (1). » Sous le nom de monopathie furieuse, le D r Guislain signale une maladie du même genre chez une petite fille de sept ans : ici le principe du mal était un coup reçu à la tête (2). Esquirol parle d'une enfant de huit ans qui fut atteinte de manie à la suite d'une fièvre typhoïde. Et comme les causes morales alternent toujours avec les causes physiques dans la génération de la folie, nous trouvons chez Fo ville l'observation d'un garçon de dix ans devenu maniaque pour avoir fait trop de lectures.

i.Morel, op. cit., p. 102.

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