‹ La psychologie de l'enfantChapitre 84 sur 109 · Houzeau, Facultés mentales des animaux, T. II, p · texte numérisé non relu

Houzeau, Facultés mentales des animaux, T. II, p

miers voyages ; mais à la fin du cinquième, dès qu'ils arrivent à la station, ils hennissent, sachant qu'on doit les dételer.

« Il y a des oiseaux et des quadrupèdes qui sont capables d'apprécier les nombres, au moins jusqu'à quatre ou cinq. Comment ces animaux, qui n'ont pas de langage conventionnel, réussissent-ils à compter jusqu'à cinq et peut-être davantage? Il faut qu'ils aient un certain moyen numérique, un moyen de distinguer entre les souvenirs. Est-ce par la mémoire des yeux et la juxtaposition d'images semblables, comme nous compterions en plaçant par la pensée des arbres en file, ou encore en alignant des jetons? Nous n'entendons pas décider cette question. »

Suivant le même naturaliste (1), « l'enfant ne fait d'abord la distinction qu'entre l'objet simple et la pluralité. A l'âge de dix-huit mois, il distingue entre un, deux et plusieurs. A trois ans ou un peu avant, il connaît un, deux et quatre (2 fois 3). Ce n'est guère que plus tard qu'il compte la série régulière, un, deux, trois, quatre. Il s'arrête â ce point pendant longtemps. Aussi est-ce seulement jusqu'à quatre que les brahmines enseignent à compter à leurs petits élèves de la première classe. Ils attendent la seconde classe pour faire compter les enfants jusqu'à vingt. On observe I en Europe, qu'il faut l'âge de six à sept ans pour arriver jusqu'à dix, et environ dix ans pour s'élever jusqu'à cent. L'enfant peut sans doute répéter avant cet âge une numération apprise par cœur. Mais ce n'est pas en cela que consiste la connaissance des nombres. Nous parlons de déterminer le nombre sur les objets. Les données qui précèdent se rapportent à des enfants européens d'une intelligence moyenne, et qui reçoivent la première instruction. »j

Mes observations personnelles sur les petits enfants qui ne parlent pas ne m'ont fourni aucune indication contraire!

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