II. N. F
(3) Promenades, II, 274; R. N. F., 204 ; Italie, 66.
(4) R.N. F., 207. Corr., I, 328.
(o) « Il me semble que, dans les âmes sensibles, il y a une foule d'airs qui flottent pour ainsi dire ; tout à coup, on est aflecté du sentiment qu'ils expriment, ils vous viennent à la mémoire et on jes chantonne des journées entières en y trouvant toujours un nouveau plaisir ». Corr., I, 318.
musique, est point de départ, introduction à l'exaltation sentimentale et point de repère pour ses oscillations ; c'est un signe, pour parler comme Stendhal, beaucoup plus qu'une chose pour soi.
La musique, dans les romans de Stendhal, intervient parfois pour seconder l'amour. Mathilde, à l'opéra, rêve à l'homme quelle aime avec les transports de la passion la plus vive. « Grâce à son amour pour la musique, elle fut, ce soir là, comme Mme de Rénal était toujours en pensant à Julien. » Et la belle cantilène italienne, en pénétrant son cœur, en fait jouer le ressort le plus secret ; elle y puise la résolution de vaincre son amour (1).
Au Chasseur vert, les cors de Mozart transportent Lucien dans la certitude du bonheur ; il a presque de l'audace et Mme de Ghasteller presque de l'abandon. Tel est le danger de la musique et des grands bois (2).
A Paris la musique italienne ravive en lui l'image de Mme de Ghasteller et la lui rend presque présente (3).
Fabrice, ravi par la musique, adresse les discours les plus irrésistibles à la belle Glelia. Plus tard, la musique change sa douleur sèche en une douleur regrettante, et sa colère en larmes ; et son âme, soulagée par
(1) Rouge et Noir, 1[, 105 et siiiv. Mina de Wangel {Romans et nouvelles, '2ii) puise» dans une doure mélodie digne de Mozart» la force d'accomplir sa destinée », le courage qui la conduit à son a étrange démarche ».
(2) Leuwen, 168, 178.
(3) Ibîd., 475 et suiv.