‹ La psychologie de StendhalChapitre 38 sur 69 · LA THÉORIE DU TEMPÉRAMENT CHEZ CABANIS ET CHEZ STENDHAL · texte numérisé non relu

LA THÉORIE DU TEMPÉRAMENT CHEZ CABANIS ET CHEZ STENDHAL

Voici la doctrine de Cabanis :

Le tempérament est l'expression de l’activité physio= logique. .

L'Antiquité nous a légué une doctrine des tempéra= ments}qui témoigne d’une observation profonde, mais incomplète (1); du reste les faits sont là, à quoi bon

s’en rapporter aux Anciens ?

(1) Les Anciens, en rapportant les tempéraments aux humeurs, ne sont pas remontés jusqu'aux dispositions organiques dont l'éta des humeurs tire lui-même sa source.

La critique la plus complète des théories des Anciens sur les tempéraments se trouve dans le {er mémoire, [, 52 (1824).

10 Haller a découvert et ajouté à la classification des anciens le type : musculeux et robuste.

20 On a révoqué en doute la dominance de certaines hum ei dans les différentes constitutions ; on est allé jusqu’à nier l’existence de l’une de ces humeurs (latrabile).

30 A la théorie humorale on a substitué une théorie des organes. « Les différents systèmes d'organes n’ont pas le même degré de force ou d'influence chez les divers sujets », 53 (Zimmermann eb Dubreuil, Bordeu). « La différence des tempéraments dépend surtout de celles des centres de sensibilité, des rapports de force ou de faiblesse, et ‘des communications sympathiques des divers organes », D5. à |

L'observateur le plus superficiel est frappé d'abord par la différence des individus, quant aux formes extérieures, au caractère des mouvements, à la direction des penchants et à la formation des habitudes, à la tournure et à la marche des maladies.

L'anatomiste découvre dans le volume relatif des organes, dans la proportion ou la densité de leurs par- - ties constitutives, fluides ou solides, certaines différences qui se rapportent aux différences observées du dehors.

Dans 16 corps vivant c’est sans doute le système

“ nerveux qui prédomine, mais 1l faut tenir compte aussi

du tissu cellulaire, si l’on veut laisser de côté la fibre * musculaire, qu'on peut peut-être ramener aux deux élé-

ments précédents. Le système nerveux, qui imprime la

vie à toutes les parties du corps, doit donc être considéré à deux points de vue, selon qu'il agit sur les organes, ou qu'il reçoit, par ses extrémités sentantes, les

impressions en vertu desquelles il réagit ensuite sur les

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organes moteurs. En ce qui concerne le premier point

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il y a sans doute, sous la différence d'action nerveuse

sur les organes, des différences d'ordre chimique, par

exemple en teneur de phosphore, ou d'ordre électrique . (11, 284). C'est à l'avenir qu'il appartient de les préciser. En ce quconcerne le second, le système nerveux est tributaire des organes et assujeti à leurs différences de constitution (A).

(1) L’organe nerveux est dans une activité continuelle. Tantôt les extrémités gouvernent le centre : tantôt le centre domine les

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