‹ La psychologie des élusChapitre 41 sur 57 · RER D CR · texte numérisé non relu

RER D CR

IT. — Il y a des vérités tellement hautes que notre intelligence, si exercée soit-elle par le travail, si enrichie qu'on la suppoñe par l'étude, ne les pourrait jamais soupçonner ; il en est même que les esprits célestes les plus perspi- … caces ignoreraient éternellement si Dieu ne les leur avait découvertes dans leur infinie réalité.

Saint François de Sales explique cette im-

uissance de notre esprit avec sa grâce habituelle : « De même que la chouette, dit-il, a la

vue assez forte pour la sombre lumière de la nuit sereine, mais non pour la clarté du midi, trop brillante pour être reçue par des yeux aussi troubles et aussi faibles ; ainsi notre entendement qui a bien assez de force pour considérer les vérités naturelles par son raisonnement et même les choses surnaturelles de la grâce par les lumières de la foi, ne saurait néanmoins, ni par les lumières de la nature, ni par les lumières de la foi, atteindre jusqu’à la vue de la substance divine elle-même !. »

Or ces vérités concernant la substance éter-.

nelle, renferment en elles une si grande beauté, apportent avec elles une si pénétrante douceur, que la bonté divine n’a pas voulu nous en sevrer. Et puisque nous ne pouvions ni les atteindre par nous-mêmes, ni les apprendre d'aucune bouche créée, Dieu s’est abaissé jusqu'à nous les raconter lui-même ici-bas. Làhaut 1l les montre ; plus que cela, il les donne à nos morts dans leur réalité même. Efforçonsnous de saisir autant qu’il nous est possible les procédés et la méthode de cette manifestation divine : tàächons de surprendre quelques rayons de cette vision éternelle qui est accordée à nos morts et qui les comble à la fois de science et de bonheur.

III. — A l’école de Dieu, nos morts acquièrent plus qu'une science nouvelle, ils reçoivent l'organe même de cette science. En ce

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