‹ La psychologie des sentiments [electronic resource]Chapitre 27 sur 113 · KrafTt-Ehing, I. II, section I, ch. i · texte numérisé non relu

KrafTt-Ehing, I. II, section I, ch. i

par la difficulté des mouvements psychiques (instinct, idées) et finalement par leur arrêt. »

Je ne voudrais pas encourir le reproche de tirer des faits plus qu'ils ne contiennent et de vouloir l'unité à tout prix; mais il résulte de ce qui précède que si l'état affectif n'est pas partout et toujours primitif, du moins il l'est le plus souvent. D'ailleurs, il est étroitement lié aux troubles trophiques qui sont fondamentaux, en sorte que nous arrivons à la même conclusion par une autre voie. Dumas {ouv. cité, p. 133 et suiv.) a insisté sur les influences déprimantes du paludisme, sur l'engourdissement, l'apathie physique et morale des habitants de la Sologne, des Dombes, des Maremmes et autres régions infestées par la malaria, état qui se résume en deux mots : tristesse et résignation. Ces faits sont tout en faveur de l'origine organique des mélancolies.

L'étude spéciale des anomalies du plaisir et de la douleur n'est pas importante seulement pour elle-même. La formule généralement admise depuis Aristote qui accouple le plaisir à l'utile, la douleur au nuisible, comporte beaucoup d'exceptions dans la pratique. Peut-être la constitution d'un groupe pathologique dans l'étude du plaisir et de la douleur permet de résoudre quelques difficultés ; d'éviter que la règle et les anomalies soient mises sur le même plan et indûment assimilées. Nous le verrons dans l'un des prochains chapitres.

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