‹ La psychologie du beau et de lártChapitre 13 sur 65 · LE BEAU INTELLECTUEL · texte numérisé non relu

LE BEAU INTELLECTUEL

etuel, qui est d'abord beau, puis înlullcctuel, et qnî, r celle raison, fait juslemcnl partie des domaines l'esthétique. Celui-ti, en effet, est toujours et siibinttellement dans l'image cliiirc et agréable, intmlti et sensible; el il se compose d'elle, des émotions n'a produites le même courant avec ses branches teeondaires et moius importâmes, et euRn, mais enfin seulement, aussi des pensées suscitées par ses ullimesj et subliles ramifications.

II me semble superllu d'ajouter encore que la condi-^1 Mpr] de sa production est indubitablement la perméabiï de la couche inicliectuelle à la nature spéciale de Rexcilation, sans laquelle le courant, lorsqu'il en reste 1 les images el les émotions produites, se iflèle dehors à l'e^lérieur en actions et en mouvetenls; et il est d'autant moius nécessaire d'ajouter ÎDSuite, sinon en passant, que du moment où cette urme de beau renferme et présuppose les formes précédentes, auxquelles il n'est pas nécessaire d'enlever H>ï que ce soit pour qu'elle ait lieu, il conviendra de I placer plus haut que toutes deux dans la hiérarchie les choses belles, lu. — En conséquence, les hiérarchies du bead (ellecluel se composeront de celles du beau senso^ tel duquel sonl venues les escïtalîons, de celles du ;enlimen[al produites par celles-ci en passant, et EnBn, composant moindre et subordonné, des hiérarjbies naturelles des pensers qui en sonl finalement tés. Or, parmi ces pensers, il y en a de fort simples et IrimordiauK el donl sonl capables maints animaux en

même temps que Thomme primitif, sauvage, inculte, enfant; d*autres réclament un développement plus complexe d'organisation nerveuse, et, pour celte raison, ne sont plus possibles qu'auprès des intelligences moyennes des hommes adultes; d'autres enfin sont si élevés et complexes, exigent une si grande puissance d'esprit et un si grand trésor de connaissances, que seuls les élus, seuls les penseurs, seuls les raffinés y peuvent parvenir. Les hiérarchies du beau intellectuel s'adaptent donc, à égalité de position, dans celles du beau sensoriel d'abord, et dans celles du beau sentimental ensuite, à ces critériums naturels et psychogénétiques.

Nous trouvons les premières sources de ces plaisirs élevés en nous rendant compte du plus petit et du plus humble fait, même mécanique et matériel, qui nous a paru beau et intéressant sans être, dans ses causes, d'une évidence intuitive. Regardez la joie de l'enfant qui arrive à découvrir le ressort secret de son jouet! D'autres sources un peu plus élevées jaillissent d'impressions intellectuelles plus compliquées, comme celles que nous apportent les jeux de cartes ou d'échecs, qui impliquent, en même temps que la part du hasard ou de l'adversaire (qui leur donne l'élément émotionnel, tandis que la symétrie ou le rythme de l'action leur donne l'élément sensoriel), celle de l'habileté du joueur.

Mais nous puisons à des sources bien plus larges et bien plus hautes encore nos joies esthétiques intellectuelles. Nous en trouvons dans tout ce qui nous fait le

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