‹ La psychologie du beau et de lártChapitre 8 sur 65 · LES FACTEURS SPIRITUELS · texte numérisé non relu

LES FACTEURS SPIRITUELS

9. — Quand un courant nerveux suffisamment intense, après s'être transformé en grande partie en images nettes et vivaces dans la zone inférieure du sens, couserve encore inaltérée une notable partie de son énergie, il continue à s'avancer par les zones supérieures que, dans leur ensemble, j'appellerai spirituelles, — bien entendu, au sens moderne, positif, physiologique, moniste du mot. Et, d'abord, il pénétrera, reflété par les viscères, dans la zone du sentiment, hormis le cas où, n'ayant pas atteint les organes intérieurs, il se serait immédiatement déchargé sur les muscles. Mais si cela ne se produit pas, ou ne se produit qu'en très petite partie, l'image sentimentale, c'est-à-dire l'émotion, au sens le plus exact du mot, qui surgit avec l'image sensorielle et par l'effet d'une même cause, se combine, se fond, s'unifie avec elle en un composé homogène, nouveau, inséparable; et, si la résultante est positive, elle donne lieu à un beau plus haut et plus noble que celui qui a son siège exclusif dans le sens, et que nous appellerons le beau sentimental.

Mais le beau sentimental n'est pas la même chose

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