‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 100 sur 115 · DE L.\ FACULTÉ DE L ORDKE · texte numérisé non relu

DE L.\ FACULTÉ DE L ORDKE

ni d'ordre inteilectucl ou induclii'. J)nn autre coté, les beaux travaux inteliectueîs d'un Bacon , d'un Newton , d'un Linnée , d'un Ampère , n'ont rien de commun avec le goût de Tordre dans les objets matériels. « La faculté )) dont je parle ici , dit Spurzîieini , ne doit pas être )> confondue avec le jugement philosophique (1). » Or, c'est au jugement philosophique qu il faut attribuer les œuvres de ces grands hommes ; et cependant Spurzheim paraît ailleurs regarder la faculté de Tordre comme une faculté genéraie. « Les personnes qui possèdent cet » organe , dit-il , aiment Tordre en toutes choses (2) ; » et il rapporte à cette môme faculté la classiOcation des objets par les qualités extérieures et le plaisir de compléter une collection (3). Ce dernier plaisir ne ressemble pas du tout au premier; ii tient à Tordre philosophique , et nullement à Tordre des choses matérielles.

Il y a donc bien des réformes à opérer dans cette faculté de Tordre : l"Elle nest pas une facuiié perceptive, comme le dit Spurzheim, mais une faculté aiïectivc ; 2'' Il faut distinguer , comme objets d'affection , la régularité dans les choses visibles d avec Tordre dans les données des autres sens ; 3° on doit séparer de Tordre physique Tordre iaductif ou Tordre de raisonnement , et Tordre moral ou Tordre dans les mœurs ; 4 " enfin , il serait impossible de faire sortir de Tamour de Tordre établi par Gall et Spurzheim urie liste complète des objets qui composent la beauté physique , et qui sont , comme nous Tavons dit , la grandeur , le mouvement ,

(1) Obs., p. 203.

(2) Manuel, p. 58.

(3) Jb.

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la régularité dans îes formes , dans les couleurs et dans les socs , et surtout rexpressioD. î!s n'ont fait remarquer nulle part le plaisir cjue nous cause !e spectacle de la grandeur pliysique et du mouvement. Ils n'ignoraient pas cependant que la musique peut devenir expressive ; et Spurzlieini a dit : <( L'un est poëte dans ses compo- » sitions musicales, l'autre est philosophe; celui-ci est » doux, celui-là véhément, religieux ou guerrier, ti- » mide ou orgueilleux (1) ; » mais il ne cite cet exemple que pour expliquer comment des facultés diverses peuvent se combiner , et il ne remarque pas le charme que nous goûtons à deviner , sous îes formes de la matière inerte , la vie du sentiment et de la pensée ; et , en conséquence , il méconnaît , comme son maître , le rôle imporîaut que joue la faculté interprétative dans Tappréciation des beaux-arts.

Nous avons déjà dit (2) que M. Vimont, à Texemplc des philosophes , avait établi une faculté qu'il appelle i^oûf- ou sens du beau dans les avis (3) , qu il avait réduit roeuvro de celte faculté à la disposition ou à Tarraugenient du sujet , et que cet arrangement nous parait dériver de riuduction.

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