‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 107 sur 115 · AFFECTIONS · texte numérisé non relu

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pour les autres. Ceux qui ont avec nous une communauté de travaux , de plaisirs , de séjour , de coutumes , de lois , ou seulement d'opinions , nous paraissent les membres d'un grand corps dont nous faisons partie , et nous ressentons leur injure comme la nôtre. Une circonscription nouvelle de territoire suffit pour nous faire adopter comme frères les peuples qui nous sont associés ; et si le bruit se répand qu'au delà de nos frontières , et même au delà des bornes de l'Europe , ceux qui partagent nos doctrines religieuses ou politiques sont en butte à des persécutions , nos populations se soulèvent et brûlent de courir, dans le moyen-âge, à la croisade, dans les temps modernes , à la guerre d'Amérique , de Grèce et de Pologne.

Cette extension (de la sensibilité , cette affection qui s'attache à la représentation mentale n'a pas été aperçue des phrénologistes , à moins qu'on ne la reconnaisse dans la faculté que Spurzheim appelle ajfectionnwité , et qui , dit-il , « nous attache à tout ce qui nous entoure , à notre » pays natal , aux objets inanimés , aux animaux , aux « hommes , aux présents que nous recevons de nos )) amis (1). » Nous avons déjà observé que Spurzheim confond ici beaucoup d'attributions diverses. S'attacher aux personnes n'est pas une raison de s'attacher aux pays. Alfieri éprouvait le besoin de voir toujours les mêmes personnes dans des lieux toujours divers. On conçoit bien que notre attachement pour nos amis s'étende jusque sur leurs présents : ce que nous aimons dans ce présent , c'est le souvenir de nos amis ; mais , rapportera-

(1) Obs.^ p. 15i.

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