AVEC L'INTELLIGENCE
Il résulterait de ces dùûnitions que l'assassin qui lue par cupidité ou par vengeance n'agit pas volontairement , parce que les facultés animales l'ont emporté en lui sur les facultés supérieures, ce qui est contraire aux jugements de tous les tribunaux. Spurzbcim avait déjà dit avant ses disciples : « Si les facultés supérieures » viennent à manquer, l'homme n'est plus libre. Cet » état est reconnu par la législaJion civile et religieuse , )) les enfants avant un certain âge, les idiots et les aliénés. )) ne sont pas responsables de leurs actions , parce qu'ils » ne peuvent pas distinguer entre le bien et le mal. «
La volonté , c'est-à-dire le pouvoir de se décider , de se déterminer , la vraie volonté , enfin , ne manque ni chez lenfant , ni chez lidiot , ni chez Taliéné ; seulement cette volonté n'est pas éclairée. Pour constituer la responsabilité morale , il ne sutht pas de la volonté, il faut encore la connaissance des régies qui doivent la diriger. Dans les cours d'assises , lorsque Tenfant a moins de seize ans, la question que l'on pose nest pas celle-ci : L'enfant a-t-il agi volontairement ? (qui en doute ?) mais : a-t-il agi avec discernement? La volonté peut agir sans le discernement , et d'un autre côté , le discernement peut exister sans que la volonté s'y conforme , c'est ce qu'il nous reste à démontrer.
Dans le langage des phrénologistes, les sentiments supérieurs sont la vénération et le sentiment de la justice ; les facultés réflectives sont la comparaison et la causalité. Par comparaison , ils entendent le goût et le talent des similitudes ; par causalité , le désir de trouver la cause des phénomènes. Rien de tout cela ne constitue la volonté. Les phrénologistes savent très-bien que les aua-