TFIÉORIB PHRÉNOLOGIQUE DU LANGAGE
)) tête est ordinairement portée dans la direction du . » siège de Torgane : ceux qui ont de l'amour-propre ,
)) tiennent la tête levée en arrière (1) Le chien com-
)) prend parfaitement les signes de la colère de son mai- )) tre, parce qu'il a cette affection comme lui , mais il ne » comprendra jamais les signes delà vénération, parce » qu'il est privé de ce sentiment (2). »
D'après cette première partie de la théorie, toutes les facultés de lame sont interprétatives, par cela seul qu'elles sont expressives, ou qu=elles déterminent certains mouvements ; mais n'est-ce pasnaèler deux choses fort différentes, confondre deux phénomènes qui ne sont pas en proportion l'un de l'autre, et qui demeurent souvent séparés. Pour prendre l'exemple du docteur allemand, autre chose est de vénérer, autre chose est de comprendre ou d'interpréter une certaine attitude du corps comme signe de vénération. La faculté interprétative devine, dans le mouvement musculaire ou dans l'émission de la voix , le phénomène psychologique delà vénération. Il faut, sans doute, que celui qui fait cette traduction ait l'idée de la vénération , et il ne peut l'avoir acquise qu'en éprouvant ce sentiment ; voilà pourquoi on ne comprend que les signes des émotions ou des pensées qu'on partage; m.ais de ce qu'on éprouve la vénération , il n'en résulte pas qu'on en connaisse nécessairement le signe matériel. Autrement les hommes les plus faciles à émouvoir et les penseurs les plus profonds seraient les plus hahiles physionomistes. La passion n'est pas 1 interprétation , la
{i)Obs.,p.m.
(ï) Ib., p. 301.