‹ La psychologie et la phrénoloChapitre 47 sur 115 · THÉORIE PHRÉNOLOGIQCE DD LANGAGE · texte numérisé non relu

THÉORIE PHRÉNOLOGIQCE DD LANGAGE

» cation par eux-mêmes sont dans l'erreur ; les langues » sont différentes ; les signes vocaux sont les plus com- )) modes, et c'est pourquoi on s'en sert de préférence; mais )) dans les cas où ils ne sont pas applicables , comme )) lorsqu'il faut communiquer avec les sourds ou les per- )) sonnes absentes , on a recours à des gestes ou à des » signes écrits. Avec un être privé de la vue et de )) l'ouïe on aurait besoin de signes adaptés au toucher. » Tous ces signes arbitraires n'ont aucune signification » par eux-mêmes. Les facultés supérieures de Tentende- » ment humain éprouvent le besoin de signes arbi- )> traires , et il y a une faculté qui les aime , les cher- M che , les connaît et examine leur rapport ; c'est la » faculté du langage artificiel (1). »

N'est-on pas frappé d'abord de cette contradiction dans les termes : une faculté naturelle du langage anificiel ! S'il y a dans notre nature une faculté qui nous pousse à chercher et à employer des signes, ces signes ne sont ni arbitraires, ni conventionnels, ni artificiels. Mais déplus, Fauteur a confondu les signes vraiement naturels et les signes artificiels; il met sur la même ligne : \es gestes , les sons articulés, l'écriture, la notation arithmétique, l'algèbre, la notation musicale, la télégraphie, la pyrographie, et cette stéréographie que l'on pourrait inventer pour s'entendre avec un homme sourd et aveugle. Il n'y a point de peuple qui ne se trouve dans des circonstances extérieures , favorables au développement de tous ces moyens de communication ; pourquoi donc ne les rencontre-t-ou pas tous chez tous les peuples ? Pourquoi

(1) Obs p. 302-3.

Page 1